Pharmacie des Lacs - Flux RSS de conseils santé Les conseils santé de Pharmacie des Lacs et dossiers sur les maladies et pathologies les plus courrantes. https://pharmacie-des-lacs.pharmaciereference.fr/conseils Fri, 05 Dec 2025 03:07:08 +0100 <![CDATA[Tout savoir sur les ordonnances de médicaments]]> Véritable sésame pour obtenir certains traitements en pharmacie, l’ordonnance médicale obéit à des règles strictes destinées à garantir la sécurité des patients et à encadrer la délivrance des produits de santé. Vous vous posez peut-être beaucoup de questions sur l’ordonnance auxquelles nous allons répondre dans cet article.

 

1. Quelle est la durée de validité d’une ordonnance ?

La durée de validité d’une ordonnance est de 12 mois, sauf indication contraire du médecin. La mention « AR » signifie « à renouveler ». Elle peut s’appliquer à un ou plusieurs produits, voire à l’ensemble de l’ordonnance.

Vous avez 3 mois maximum après la date de rédaction de l’ordonnance pour obtenir la première délivrance de vos médicaments. Passé ce délai, la prescription n’est plus valable. Votre pharmacien ne pourra alors pas vous délivrer vos médicaments.

Par exemple, cela arrive qu’un médecin prescrive un traitement au cas où une infection ultérieure se produise. Il anticipe pour éviter au patient de revenir. Dans ce cas, nous vous conseillons d’aller chercher vos médicaments tout de suite et de ne pas attendre l’éventuelle infection.

 

2. Une ordonnance périmée peut-elle être utilisée ?

Oui, mais sous certaines conditions. Tout dépend si les médicaments sont prescrits pour une maladie chronique ou non et tout dépend du type de médicament.

La maladie traitée n’est pas chronique (pas d’indication de renouvellement sur l’ordonnance)

Le pharmacien peut vous vendre les médicaments, si :

  • l’ordonnance a moins de 12 mois
  • la délivrance ne nécessite pas d’ordonnance ou si le médicament est sur la liste II dans une boite portant un cadre vert.

Dans ce cas, les médicaments ne seront pas remboursés par l’assurance maladie.

Si un cadre rouge figure sur la boîte de médicaments, aucun renouvellement n’est possible sans l’avis du médecin. Il est alors interdit au pharmacien de vous redonner les médicaments sans nouvelle prescription.

 

Le cas d’une maladie chronique

Le pharmacien peut parfois assurer un dépannage ponctuel, pour éviter une interruption de traitement, mais uniquement pour des traitements chroniques et dans des situations exceptionnelles. Une nouvelle prescription reste toutefois nécessaire.

Cette boite avancée sera déduite lors de la délivrance de la prochaine ordonnance. Le pharmacien doit en informer le rédacteur de l'ordonnance.

Les médicaments renouvelés dans ce cadre sont remboursés par l’Assurance Maladie. Toutefois, ce type de renouvellement ne peut être pratiqué si le traitement a une durée maximale possible déjà dépassée. Ce peut être le cas par exemple pour une prescription de morphine, de médicaments contre l’insomnie ou l’anxiété.

 

3. Comment fonctionne une ordonnance renouvelable ?

Si l’ordonnance comporte la mention « renouvelable X fois », vous pouvez reprendre votre traitement pendant toute la durée indiquée.

 

4. Peut-on présenter une photo ou un scan d’ordonnance ?

En règle générale, la pharmacie doit consulter l’original. Cependant, dans certains cas, une photo peut servir à préparer la commande. Pour la délivrance, l’original reste nécessaire, sauf dans le cadre de l’ordonnance numérique (e-prescription), en cours de déploiement en France.

 

5. Peut-on utiliser une ordonnance dans n’importe quelle pharmacie ?

Oui. Toute ordonnance médicale établie en France est valable dans toutes les pharmacies, quel que soit le lieu. Vous pouvez donc la présenter dans une autre ville et même dans une pharmacie d’un autre pays de l’Union européenne.

En savoir plus sur la prescription « transfrontière »

 

6. Une autre personne peut-elle récupérer mes médicaments avec mon ordonnance ?

Oui, une tierce personne peut retirer vos médicaments à la pharmacie. Il doit fournir la carte vitale du patient ou, à défaut, une attestation de droits (sauf si la pharmacie a déjà enregistré la carte vitale du patient dans son système informatique).

 

7. Faut-il une ordonnance pour être remboursé ?

Oui, l’Assurance Maladie rembourse uniquement les médicaments et actes prescrits par un médecin. En cas de perte, demandez à votre médecin un duplicata de l’ordonnance.

 

8. Le pharmacien peut-il modifier une ordonnance ?

Le pharmacien peut :

  • substituer un médicament par son équivalent générique,
  • adapter la posologie pour garantir la sécurité,
  • proposer un équivalent en cas de rupture.


Toute modification est encadrée par la loi et doit respecter l’intérêt du patient.

Si votre ordonnance comporte plus de 5 médicaments, votre pharmacien vous propose un plan de prise.

De plus en plus souvent, le médicament est désigné par le nom scientifique de la molécule qu’il contient, accolé :

  • soit à un nom commercial créé par le laboratoire ;
  • soit au nom du laboratoire qui vend le produit.

Le pharmacien peut ainsi vous délivrer un médicament identique si celui prescrit est en rupture de stock ou un médicament générique.

C’est également utile lors de vos séjours à l’étranger car la désignation scientifique des molécules est identique dans tous les pays.

 

Le pharmacien peut renouveler une ordonnance de pilules contraceptives datant de moins d'un an

Pour éviter toute interruption de traitement entre 2 consultations, le corps infirmier et les pharmaciens sont autorisés à renouveler une prescription de pilules contraceptives datant de moins d'un an, pour une durée supplémentaire de 6 mois maximum.

 

9. Qu’est-ce qu’une ordonnance sécurisée ?

Les médicaments classés comme stupéfiants ou certains antalgiques forts (exemples : morphine, fentanyl) nécessitent une ordonnance sécurisée : format spécial, numéro unique, informations obligatoires.

L’ordonnance sécurisée ne peut être vierge.

Sa pré-impression comporte les aspects suivants :

  • une personnalisation (identification nominative du médecin avec un moyen de le contacter),
  • l’identité du destinataire de l’ordonnance (son adresse et son appartenance à une profession de santé doivent être vérifiés à l’aide du fichier ADELI), à chaque commande.

Quelles règles de remplissage pour une ordonnance sécurisée ?

Il est impératif d’indiquer en toutes lettres :

  • le nombre d’unités thérapeutiques par prise,
  • le nombre de prises,
  • le dosage s’il s’agit de spécialités,
  • les doses ou les concentrations de substances,
  • le nombre d’unités ou le volume s’il s’agit de préparations.

Le prescripteur peut, pour des raisons particulières tenant à la situation du patient, exclure le fractionnement en portant sur l’ordonnance la mention « délivrance en une seule fois ».

 

10. Que signifie la mention « médicament non substituable » sur une ordonnance ?

Parfois, le médecin ajoute la mention :

  • « non substituable (MTE) »,
  • « non substituable (EFG) »,
  • « non substituable (CIF) »

à côté du nom d’un médicament. Cela signifie qu’il ne souhaite pas que ce produit soit remplacé par un médicament générique, pour une raison qui vous concerne.

Cette mention :

  • est toujours exceptionnelle ;
  • concerne uniquement le médicament pour lequel le médecin indique « non substituable (...) » ;
  • correspond spécifiquement à votre cas.

 

11. Une ordonnance doit-elle être signée et datée ?

Oui. Pour être considérée comme valable, une ordonnance doit comporter :

  • la date,
  • la signature du prescripteur,
  • son identité et ses coordonnées,
     

Dans tous les cas, le prescripteur de l’ordonnance doit pouvoir être contacté.

 

12. Que faire si j’ai perdu mon ordonnance ?

En cas de perte, contactez votre médecin qui pourra faire un duplicata de votre ordonnance. La pharmacie ne peut pas en établir une nouvelle, mais peut parfois retrouver la trace d’une prescription déjà délivrée si vous vous êtes déjà fait délivrer les médicaments de cette ordonnance par cette même pharmacie.

A savoir : le service Mon espace santé permet de retrouver au même endroit (dans votre dossier intitulé « mes documents de santé ») les documents médicaux déposés par vous ou par les professionnels, et notamment les ordonnances.

 

13. Y a-t-il des règles spécifiques pour les ordonnances pédiatriques ?

Oui. Les prescriptions destinées aux enfants doivent mentionner le poids pour assurer une posologie adaptée. Certains médicaments ont des durées de validité différentes selon l’âge de l’enfant.

 

 14. Qui peut établir une ordonnance ?

Une ordonnance de médicaments peut être établie par :

  • un médecin généraliste ;
  • un médecin spécialiste (certains médicaments ne peuvent d’ailleurs être prescrits que par un médecin spécialiste) ;
  • un chirurgien-dentiste ;
  • une sage-femme ;
  • un pédicure-podologue ;
  • un infirmier ;
  • un masseur-kinésithérapeute.

Bien évidemment, les chirurgiens-dentistes, sage-femmes, pédicures-podologues, infirmiers ou masseurs-kinésithérapeutes ne peuvent prescrire que des médicaments concernant leur spécialité. Ils disposent d’un droit restreint de prescription. Ainsi un pédicure-podologue peut prescrire des verrucides pour les pieds.

Pour les infirmiers et masseurs-kinésithérapeutes, la prescription est limitée à certains pansements ou dispositifs médicaux (par exemple, pour les perfusions à domicile, les matériels de traitement de l’incontinence, etc.). 

Le numéro RPPS (Répertoire partagé des professionnels de santé), identifiant personnel à 11 chiffres du prescripteur, doit être indiqué sur l’ordonnance. Il est attribué aux médecins, sage-femmes et chirurgiens-dentistes.

Il est possible que l’ordonnance soit faite au nom d’un établissement de santé (hôpital, clinique, centre de santé). Dans ce cas, c’est le numéro FINESS (Fichier national des établissements sanitaires et sociaux) de cette structure, comptant 9 chiffres, qui est mentionné sur l’ordonnance.

 

15. Un pharmacien d’officine peut-il établir une ordonnance ?

En principe, non, un pharmacien d’officine ne peut pas établir d’ordonnance.

Cependant, le pharmacien correspondant (pharmacien désigné par le patient à l'Assurance maladie) peut renouveler une ordonnance pour le traitement d'une maladie de longue durée et si nécessaire, adapter la posologie. Cette ordonnance ne peut pas dépasser 1 an.

Par ailleurs, dans le cadre de l’élargissement de ses missions, le pharmacien peut prescrire des antibiotiques délivrés sous ordonnance, par exemple, après la réalisation d’un TROD angine ou TROD cystite positif.

En savoir plus

 

16. Comment obtenir une ordonnance médicale en ligne rapidement ?

Pour obtenir une ordonnance rapidement, vous pouvez réaliser une téléconsultation avec un médecin dans une pharmacie qui le propose. Le médecin vous délivrera une ordonnance en ligne, et vous pourrez récupérer vos médicaments directement en pharmacie.

 

17. Où puis-je faire renouveler une ordonnance sans passer par un médecin ?

Seuls les professionnels de santé (médecins, sage-femmes, pédicures-podologues, infirmier, etc.) cités ci-dessus peuvent établir une ordonnance.

Votre pharmacien peut renouveler par anticipation une ordonnance dans le cas d’une maladie chronique uniquement. Ce sera considéré comme une avance sur la prochaine ordonnance prescrite par votre médecin.

 

18. Comment envoyer son ordonnance à sa pharmacie ?

Vous pouvez envoyer votre ordonnance sur notre site web. Vous pourrez ainsi récupérer vos médicaments quelques heures plus tard au comptoir prioritaire, sans avoir à attendre. Vous devrez alors présenter l’ordonnance originale.

 

Sources :

https://www.ameli.fr/gironde/assure/sante/medicaments/utiliser-recycler-medicaments/lire-ordonnance-medicaments

https://www.ameli.fr/gironde/pharmacien/exercice-professionnel/delivrance-produits-sante/regles-delivrance-prise-charge/delivrances-exceptionnelles/dispensation-exceptionnelle-ordonnance-expiree

https://www.legifrance.gouv.fr/codes/id/LEGISCTA000023824211

 

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https://www.mesoigner.fr/conseils/793-tout-savoir-sur-les-ordonnances-de-medicaments
<![CDATA[Comment bien utiliser vos Compléments Nutritionnels Oraux (CNO) ?]]> Comment bien utiliser vos Compléments Nutritionnels Oraux (CNO) ?

La dénutrition peut toucher toute personne fragilisée et lorsque l’alimentation ne suffit plus, les compléments nutritionnels oraux (CNO) constituent une aide précieuse.
Voici comment bien les utiliser pour garantir leur efficacité et améliorer le confort au quotidien.

  1. Prenez votre CNO à distance des repas, environ 2 heures avant ou après, afin de ne pas diminuer votre appétit.
  2. Les CNO sont souvent mieux tolérés lorsqu’ils sont servis frais. Vous pouvez les placer quelques heures au réfrigérateur avant la prise.
  3. Avant ouverture : conserver à température ambiante.
    Après ouverture : conserver au réfrigérateur et consommer dans les 24 heures.
  4. Alternez les saveurs et les textures (boissons, crèmes, potages, biscuits…) pour favoriser l'adhésion du traitement.
  5. Les CNO ne remplacent pas les repas. Ils viennent en complément pour couvrir les besoins énergétiques et protéiques insuffisants.
  6. En cas de difficulté de tolérance, de goût ou de fatigue digestive, n’hésitez pas à en parler à votre pharmacien ou médecin. 
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https://www.mesoigner.fr/conseils/792-comment-bien-utiliser-vos-complements-nutritionnels-oraux-cno
<![CDATA[Syndrome du Côlon Irritable : les aliments riches en FODMAPS à éviter]]> Le syndrome du côlon irritable (SCI) touche environ 10 à 15 % de la population mondiale et peut considérablement impacter la qualité de vie. Ballonnements, douleurs abdominales, troubles du transit... Ces symptômes peuvent être déclenchés par certains aliments riches en FODMAPS. Qu’est-ce que les FODMAPS ? Quels sont les aliments riches en FODMAPS ? Découvrez comment gérer ces aliments pour retrouver un meilleur confort digestif.

 

Qu'est-ce que les FODMAPS ?

Définition des FODMAPS

Les FODMAPS sont un acronyme anglais qui signifie Fermentable Oligosaccharides, Disaccharides, Monosaccharides And Polyols (Oligosaccharides, Disaccharides, Monosaccharides et Polyols Fermentescibles). Il s'agit de glucides à chaîne courte et d'alcools de sucre que l'intestin absorbe difficilement. Autrement dit, ce sont des sucres de petites tailles qui fermentent dans l’intestin.

Comment les FODMAPS affectent le système digestif

Les aliments riches en FODMAPS ont deux caractéristiques principales qui expliquent leur impact sur le syndrome du côlon irritable :

L'effet osmotique : Les FODMAPS attirent l'eau dans l'intestin grêle, ce qui peut entraîner des diarrhées et une distension abdominale. Cette accumulation de liquide augmente le volume intestinal et peut provoquer des crampes.

La fermentation colique : Lorsque ces glucides mal absorbés arrivent dans le côlon, les bactéries intestinales les fermentent rapidement. Ce processus produit des gaz (hydrogène, méthane, dioxyde de carbone) responsables des ballonnements, flatulences et douleurs abdominales caractéristiques du SCI.

 

Les différents types de FODMAPS

  • Oligosaccharides : fructanes et galacto-oligosaccharides (GOS)
  • Disaccharides : principalement le lactose
  • Monosaccharides : le fructose en excès de glucose
  • Polyols : sorbitol, mannitol, xylitol, maltitol

 

Les aliments riches en FODMAPS à éviter

Le régime pauvre en FODMAPS est un outil intéressant pour gérer le syndrome du côlon irritable. Des études montrant une amélioration des symptômes chez 70 % des patients. Cependant, il ne s'agit pas d'une solution miracle universelle, mais d'une démarche personnalisée qui demande de la patience, de l'observation et dans certains cas, un accompagnement professionnel.

En identifiant précisément vos aliments déclencheurs et vos seuils de tolérance, vous pourrez retrouver un confort digestif tout en maintenant une alimentation variée et équilibrée.

Fruits riches en FODMAPS

Certains fruits contiennent des niveaux élevés de fructose et de polyols :

  • Pommes et poires (fructose et sorbitol)
  • Mangues (fructose)
  • Pastèque et melon d'eau (fructose)
  • Cerises (fructose et sorbitol)
  • Abricots, pêches et nectarines (sorbitol)
  • Prunes et pruneaux (sorbitol)
  • Fruits en conserve au sirop
  • Jus de fruits concentrés

Légumes riches en FODMAPS

De nombreux légumes courants sont sources de fructanes et GOS (Galacto-oligosaccharides) :

  • Oignons et échalotes (fructanes)
  • Ail (fructanes)
  • Poireaux (fructanes)
  • Asperges (fructanes)
  • Artichauts (fructanes)
  • Chou-fleur et brocoli (fructanes et GOS)
  • Choux de Bruxelles (GOS)
  • Champignons (polyols)
  • Petits pois (GOS)
  • Betterave (fructanes)

 

Céréales et produits céréaliers

Les céréales contenant du gluten sont particulièrement riches en fructanes :

  • Blé sous toutes ses formes (pain, pâtes, couscous)
  • Seigle (pain de seigle, crackers)
  • Orge
  • Pâtisseries et viennoiseries
  • Céréales du petit-déjeuner à base de blé

 

Produits laitiers

Le lactose est problématique pour de nombreuses personnes atteintes de SCI :

  • Lait de vache, chèvre, brebis
  • Yaourts (en grande quantité)
  • Fromages frais : ricotta, mascarpone
  • Crème fraîche
  • Glaces et crèmes dessert

 

Légumineuses

Toutes les légumineuses sont riches en GOS (Galacto-oligosaccharides)

  • Lentilles (vertes, corail, brunes)
  • Pois chiches
  • Haricots rouges, noirs, blancs
  • Fèves
  • Pois cassés
  • Soja (lait de soja, tofu soyeux)

 

Édulcorants et produits transformés

Les polyols sont souvent utilisés comme édulcorants :

  • Sorbitol (E420)
  • Mannitol (E421)
  • Xylitol (E967)
  • Maltitol (E965)
  • Isomalt (E953)
  • Chewing-gums sans sucre
  • Bonbons sans sucre
  • Produits lights

 

Autres aliments

  • Miel (fructose)
  • Sirop d'agave (fructose)
  • Noix de cajou et pistaches (GOS)
  • Avocat en grande quantité (polyols)

 

Observer, tester et adapter : adopter une alimentation personnalisée

Pourquoi l'observation est essentielle

Chaque personne réagit différemment aux FODMAPS. Certaines tolèrent bien le lactose mais pas les fructanes, d'autres supportent de petites quantités de tous les FODMAPS mais réagissent fortement à des portions plus importantes.

Le syndrome du côlon irritable est une pathologie hautement individualisée. Ce qui déclenche des symptômes chez une personne peut être parfaitement toléré par une autre. C'est pourquoi une approche standardisée d'éviction totale n'est ni recommandée ni nécessaire sur le long terme.

L’exclusion à vie des FODMAPS est à proscrire. Vous devez vous créer un régime sur mesure pour vivre mieux avec le Syndrome du Colon irritable.

 

La méthode de réintroduction progressive

Phase 1 : l'élimination (2 à 6 semaines)

Commencez par éviter tous les aliments riches en FODMAPS pendant une période limitée. Cette phase permet de calmer le système digestif et d'établir un état de référence sans symptômes. Ne prolongez pas cette phase au-delà de 6 semaines sans suivi médical.

Phase 2 : la réintroduction systématique

  • Réintroduisez les aliments un par un, en suivant ces principes :
  • Testez un seul type de FODMAP à la fois (par exemple, commencez par le lactose)
  • Commencez par de petites quantités et augmentez progressivement
  • Attendez 2 à 3 jours entre chaque test pour observer les réactions
  • Notez précisément vos symptômes : intensité, moment d'apparition, durée

Phase 3 : la personnalisation

Une fois tous les tests effectués, vous aurez identifié :

  • Les aliments que vous tolérez bien, même en quantité normale
  • Ceux que vous pouvez consommer en petites quantités
  • Ceux qui déclenchent systématiquement des symptômes et doivent être évités

 

Tenir un journal alimentaire détaillé

Tenir un journal alimentaire peut être utile. Notez quotidiennement :

  • Ce que vous mangez : type d'aliment, quantité, heure
  • Vos symptômes : ballonnements, douleurs, transit (échelle de 1 à 10)
  • Le moment d'apparition : les symptômes peuvent survenir 2 à 24 h après l'ingestion
  • Votre niveau de stress : il influence significativement les symptômes du SCI
  • Votre sommeil et votre activité physique

 

Cette traçabilité vous permettra d'identifier ce qui vous convient et ce qui ne vous convient pas et de faire des liens entre certains aliments et vos symptômes.

 

L'importance de la quantité

Un concept fondamental souvent négligé : la dose fait le poison. Vous pouvez tolérer 50 g de brocoli mais avoir des symptômes avec 150 g. Ne bannissez pas définitivement un aliment à cause d'une mauvaise expérience avec une portion importante. Testez différentes quantités pour trouver votre seuil de tolérance.

 

Faire appel à un professionnel

L'accompagnement par un diététicien-nutritionniste spécialisé en troubles digestifs est fortement recommandé. Ce professionnel vous aidera à :

  • Structurer correctement les phases d'élimination et de réintroduction
  • Éviter les carences nutritionnelles pendant le régime pauvre en FODMAPS
  • Interpréter vos symptômes et ajuster votre alimentation
  • Élargir progressivement votre alimentation pour retrouver de la diversité

 

Les pièges à éviter

  • Ne pas bannir les FODMAPS à vie : l'objectif n'est pas d'éliminer définitivement ces aliments, mais d'identifier vos limites personnelles. Une restriction trop stricte et prolongée peut entraîner des carences et appauvrir votre microbiote intestinal.
  • Ne pas tout tester en même temps : la précipitation compromet l'identification précise de vos déclencheurs. La patience est votre meilleure alliée dans ce processus.
  • Ne pas négliger les autres facteurs : le stress, le manque de sommeil, les hormones et l'activité physique influencent les symptômes du SCI autant que l'alimentation. Une approche globale est indispensable.

N'oubliez pas : l'objectif final est de réintroduire le maximum d'aliments possible dans votre régime, pas de vivre avec des restrictions permanentes.

 

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https://www.mesoigner.fr/conseils/791-syndrome-du-colon-irritable-les-aliments-riches-en-fodmaps-a-eviter
<![CDATA[Brûlures : comment réagir ?]]> Brûlures superficielles : comment réagir ?

Une brûlure n’est jamais anodine. Sa gravité dépend de sa profondeur, de sa surface, mais aussi de sa localisation.
Même une brûlure de plus petite taille peut nécessiter une consultation urgente si elle touche le visage, les mains, les pieds, les organes génitaux ou une articulation.

Découvrez nos conseils pour les brûlures superficielles !

 

  1. Si la brûlure fait plus de 10x la taille de la paume de la main pour un adulte et plus de 5x pour un enfant, alertez le SAMU (15) ou les pompiers (18).
  2. Refroidir immédiatement la zone brûlée sous un filet d’eau tempérée à fraîche (environ 15-25 °C) pendant au moins 10 minutes.
  3. Si des vêtements adhèrent à la zone brûlée, n'essayez pas de les retirer.
  4. Appliquez une protection comme une pommade cicatrisante, vaseline ou tulle gras stérile.
  5. On peut recouvrir d’un pansement stérile non adhérent pour protéger la zone et limiter le risque d’infection.
  6. Ne percez pas les cloques. Si la cloque se rompt spontanément, il faut nettoyer et protéger la zone avec un pansement stérile.
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https://www.mesoigner.fr/conseils/575-brulures-comment-reagir
<![CDATA[Comment mettre un patch de nicotine ?]]> Arrêter de fumer : et si vous passiez au patch de nicotine ?

Le patch à la nicotine aide à réduire les envies de fumer en diffusant progressivement de la nicotine à travers la peau. C’est une méthode efficace pour soulager les symptômes de manque et accompagner un sevrage en douceur.

Votre pharmacien est là pour vous conseiller sur le bon dosage, la durée du traitement et les bonnes pratiques d’utilisation.

Découvrez nos conseils pour bien appliquer et entretenir votre patch au quotidien !

 

Vous voulez arrêter de fumer et souhaitez utiliser un patch à la nicotine ? Le principe du patch est de délivrer une certaine quantité de nicotine afin de soulager les symptômes de manque de nicotine et d'aider au sevrage. Voici quelques conseils pour l'utilisation du patch à la nicotine : 

  1. Collez votre patch sur une zone de peau propre, sèche, non irritée où la pilosité est faible (dos, haut de bras ou haut du torse).
  2. Retirez le film protecteur du patch et appliquez la surface adhésive en effectuant une pression sur toute la surface.
  3. Lavez-vous les mains si vous entrez en contact avec le principe actif.
  4. Ne collez pas toujours le patch sur la même zone de la peau.
  5. S'il se décolle, remplacez-le si possible, par un nouveau patch.
  6. Il est possible d'aller dans l'eau avec son patch mais il faut éviter de se savonner ou d'appliquer des lotions sur cette zone.

 

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https://www.mesoigner.fr/conseils/568-comment-mettre-un-patch-de-nicotine
<![CDATA[Comment vivre avec la fibromyalgie ?]]> La fibromyalgie touche environ 2 % de la population française, principalement des femmes. Cette affection chronique se caractérise par des douleurs diffuses et une fatigue persistante qui impactent considérablement la qualité de vie. Bien qu'il n'existe pas de traitement curatif, de nombreuses solutions permettent d'atténuer les symptômes et de mieux vivre au quotidien. Découvrez comment adopter les bonnes stratégies pour améliorer votre bien-être.

 

Qu'est-ce que la fibromyalgie ?

La fibromyalgie est une maladie caractérisée par des douleurs musculaires et articulaires chroniques réparties dans tout le corps. Elle s'accompagne d'une fatigue intense, de troubles du sommeil et souvent de difficultés cognitives appelées "brouillard mental".

La fibromyalgie est reconnue par l'Organisation mondiale de la santé depuis 1992. Elle ne provoque pas de lésions visibles aux articulations ou aux muscles, ce qui a longtemps compliqué sa reconnaissance médicale. Les examens biologiques et radiologiques sont généralement normaux, rendant le diagnostic complexe.

Les personnes atteintes décrivent fréquemment une hypersensibilité à la douleur, au bruit, à la lumière ou aux odeurs. Cette sensibilité accrue s'explique par un dysfonctionnement du système nerveux central dans le traitement des signaux douloureux.

La fibromyalgie évolue de manière chronique, avec des périodes de poussées et d'accalmies. Elle n'est ni dégénérative ni mortelle, mais son impact sur la vie quotidienne, professionnelle et sociale peut être considérable.

 

Quelles sont les causes de la fibromyalgie ?

Les causes exactes de la fibromyalgie sont à ce jour inconnues. Plusieurs facteurs semblent toutefois contribuer à son développement.

Dysfonctionnement du système nerveux central

Un dysfonctionnement du système nerveux central joue un rôle majeur. Les personnes fibromyalgiques sont extrêmement sensibles à la douleur en raison d’une perturbation des neurotransmetteurs au niveau des cellules neurologiques.

Facteurs génétiques

Des facteurs génétiques interviennent également, la fibromyalgie étant plus fréquente dans certaines familles. Des événements déclencheurs peuvent précipiter l'apparition des symptômes : traumatismes physiques, infections virales, stress psychologique intense, interventions chirurgicales ou accidents.

Problèmes de sommeil

Les perturbations du sommeil, notamment du sommeil profond, sont constamment observées et pourraient être à la fois une cause et une conséquence de la maladie. Le stress chronique et les facteurs psychologiques comme l'anxiété ou la dépression peuvent aggraver les symptômes, sans pour autant être la cause première de la fibromyalgie.

Des perturbations du système immunitaire et des troubles hormonaux sont également évoqués parmi les hypothèses de recherche.

 

Quelles sont les douleurs associées à la fibromyalgie ?

Les douleurs fibromyalgiques présentent des caractéristiques spécifiques qui les distinguent des autres types de douleurs chroniques.

Une douleur diffuse et et généralisée

La douleur est diffuse et généralisée, touchant simultanément plusieurs zones du corps : dos, nuque, épaules, hanches, bras et jambes. Elle est souvent décrite comme une sensation de brûlure, de raideur musculaire, de courbatures permanentes ou d'élancement.

 

Des facteurs aggravants

L'intensité des douleurs varie considérablement selon les jours et les périodes. Certains facteurs aggravants sont fréquemment rapportés :

  • le froid,
  • l'humidité,
  • le stress,
  • la fatigue,
  • l'effort physique intense
  • le manque de sommeil.

 

Des points sensibles

Les points sensibles sont des zones particulièrement douloureuses à la pression. Ils se situent typiquement à des endroits précis comme la base du crâne, les épaules, les coudes, les genoux ou les hanches.

D’autres symptômes associés

Au-delà de la douleur musculaire, d'autres maladies accompagnent fréquemment la fibromyalgie :

 

Fatigue chronique

La fatigue chronique est omniprésente, même après une nuit de repos. Les troubles cognitifs, comme les difficultés de concentration, les problèmes de mémoire à court terme et la lenteur de traitement de l'information, impactent significativement le quotidien.

 

Quel médecin peut diagnostiquer une fibromyalgie ?

Le médecin généraliste est souvent le premier interlocuteur. Il effectue un examen clinique complet, prescrit des analyses pour écarter d'autres pathologies et oriente vers un spécialiste si nécessaire. Sa connaissance du patient et de son contexte de vie est précieuse pour établir un diagnostic global.

Le diagnostic repose essentiellement sur l'interrogatoire et l'examen clinique. Des examens complémentaires sont réalisés non pas pour confirmer la fibromyalgie, mais pour éliminer d'autres maladies : analyses sanguines, radiographies, IRM ou examens biologiques spécifiques selon les symptômes.

Le délai avant le diagnostic est souvent long, pouvant atteindre plusieurs années. Cette errance médicale s'explique par l'absence de marqueurs biologiques spécifiques et la nécessité d'exclure de nombreuses autres pathologies.

Le diagnostic de la fibromyalgie relève principalement du rhumatologue, spécialiste des maladies ostéo-articulaires et musculosquelettiques. Cependant, d'autres professionnels peuvent être impliqués dans le parcours diagnostique.

Dans certains cas, un neurologue peut être consulté pour écarter des pathologies du système nerveux.

 

Comment distinguer une fibromyalgie d'une maladie rhumatismale comme la spondylarthrite ?

Différencier la fibromyalgie d'une maladie rhumatismale inflammatoire comme la spondylarthrite ankylosante ou la polyarthrite rhumatoïde est essentiel, car les traitements diffèrent radicalement.

La spondylarthrite est une maladie inflammatoire chronique qui atteint principalement la colonne vertébrale et les articulations sacro-iliaques. Elle provoque des douleurs inflammatoires typiques : présentes la nuit et au petit matin, s'améliorant avec le mouvement et l'activité physique, accompagnées d'une raideur matinale prolongée de plus de 30 minutes.

À l'inverse, les douleurs fibromyalgiques sont mécaniques et neurologiques : elles s'aggravent avec l'effort et le mouvement, sont diffuses plutôt que localisées, et ne répondent pas aux anti-inflammatoires qui sont efficaces dans la spondylarthrite.

Les examens biologiques permettent de faire la différence. La spondylarthrite présente souvent des marqueurs inflammatoires élevés comme la CRP et la vitesse de sédimentation, ainsi qu'une positivité fréquente du gène HLA-B27. Ces examens sont normaux dans la fibromyalgie.

L'imagerie médicale est également discriminante. La spondylarthrite montre des signes radiologiques caractéristiques : sacro-iliite, syndesmophytes, ossifications ligamentaires visibles sur les radiographies et l'IRM. Ces anomalies sont absentes dans la fibromyalgie.

L'évolution clinique diffère également. La spondylarthrite peut entraîner des déformations articulaires et une ankylose progressive si elle n'est pas traitée. La fibromyalgie ne provoque pas de lésions structurelles articulaires ni de déformations.

Il est important de noter qu'une personne peut parfois présenter les deux pathologies simultanément, ce qui complexifie le tableau clinique et nécessite une évaluation spécialisée approfondie.

 

Quels sont les traitements contre la fibromyalgie ?

Il n'existe pas de traitement curatif de la fibromyalgie, mais une approche multidisciplinaire permet de soulager significativement les symptômes et d'améliorer la qualité de vie.

Les centres de la douleur, structures multidisciplinaires spécialisées, proposent une prise en charge globale par différents spécialistes.

Les traitements médicamenteux

Les antalgiques classiques comme le paracétamol ont une efficacité limitée. Les anti-inflammatoires non stéroïdiens sont peu efficaces car la fibromyalgie n'est pas une maladie inflammatoire. Les opioïdes sont déconseillés en raison du risque de dépendance.

Certains antidépresseurs, notamment les inhibiteurs de la recapture de la sérotonine et de la noradrénaline, montrent une efficacité sur les douleurs et les troubles du sommeil. Les antiépileptiques comme la prégabaline peuvent réduire la douleur neuropathique.

Les relaxants musculaires et les médicaments favorisant le sommeil peuvent être prescrits pour améliorer la qualité du repos nocturne, essentiel à la gestion des symptômes.

 

Les approches non médicamenteuses

  • L'activité physique adaptée (APA) constitue le pilier du traitement. Un programme progressif et régulier améliore la douleur, la fatigue et la qualité de vie globale. Ces séances d’APA sont prescrites par votre médecin et dispensées par un professionnel qualifié (kinésithérapeute, enseignant en APA), qui vous montrera les mouvements à refaire chez vous régulièrement.
  • La kinésithérapie et la balnéothérapie aident à maintenir la mobilité et à réduire les tensions musculaires.
  • Les techniques de relaxation comme la sophrologie, la méditation de pleine conscience et la cohérence cardiaque diminuent le stress et modulent la perception de la douleur.
  • Les thérapies cognitivo-comportementales permettent de mieux gérer la douleur chronique, de modifier les pensées négatives et d'adopter des stratégies d'adaptation efficaces.

Les thérapies complémentaires

L'acupuncture, l'ostéopathie, les massages thérapeutiques et l'hydrothérapie apportent un soulagement à certains patients. La neurostimulation électrique transcutanée peut soulager localement les douleurs.

L'adaptation du mode de vie

Une hygiène de sommeil rigoureuse est fondamentale : horaires réguliers, environnement propice, limitation des écrans avant le coucher. La gestion du stress par différentes techniques et le maintien d'un réseau social de soutien sont essentiels.

Une alimentation équilibrée, riche en fruits, légumes et oméga-3, peut contribuer au bien-être général. Apprendre à respecter ses limites et à adapter son rythme sans culpabilité fait partie intégrante de la gestion de la maladie.

L’application de chaleur sur les douleurs ainsi que les massages aident, le plus souvent, à diminuer les douleurs.

 

Quel sport peut-on faire avec une fibromyalgie ?

L'activité physique adaptée est l'un des traitements les plus efficaces de la fibromyalgie. Contrairement aux idées reçues, le repos prolongé aggrave les symptômes. Le principe est de commencer doucement et d'augmenter progressivement l'intensité.

Les activités sportives recommandées

La marche est l'activité la plus accessible. Commencez par 10 à 15 minutes par jour à allure modérée, puis augmentez progressivement la durée et l'intensité selon votre tolérance.

Les activités aquatiques sont particulièrement bénéfiques. La natation douce, l'aquagym et l'aqua-cycling permettent un travail musculaire sans impact sur les articulations. La température de l'eau entre 28 et 32°C a un effet relaxant et analgésique.

Le vélo ou vélo d'appartement offre un exercice cardiovasculaire doux avec un faible impact articulaire. Le yoga et le tai-chi combinent mouvement, étirement et relaxation, améliorant la souplesse, la force musculaire et la gestion du stress.

Le Pilates renforce les muscles profonds et améliore la posture sans provoquer de douleurs excessives. Les exercices de renforcement musculaire léger avec des bandes élastiques ou de petits poids maintiennent la masse musculaire.

Les sports à éviter en cas de fibromyalgie

Les sports violents ou à impacts répétés comme la course à pied intensive, les sports de combat ou les sports collectifs avec contacts peuvent aggraver les douleurs.

Les positions statiques prolongées et les mouvements répétitifs peuvent majorer les tensions musculaires.

Vivre avec la fibromyalgie nécessite une approche globale combinant traitements médicaux, activité physique adaptée, gestion du stress et ajustements du mode de vie. Bien que cette affection soit chronique, une prise en charge adaptée permet à de nombreuses personnes de retrouver une qualité de vie satisfaisante. Le soutien médical, l'écoute de son corps et la patience restent les clés d'une gestion réussie de cette maladie complexe.

 

Sources :

MSD Manuals

Ameli

Haute Autorité de Santé (HAS)

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https://www.mesoigner.fr/conseils/780-comment-vivre-avec-la-fibromyalgie
<![CDATA[Cancer du sein : les 6 premiers symptômes ?]]> Cancer du sein : les 6 premiers symptômes ?

Le cancer du sein peut se manifester par des changements visibles ou ressentis au niveau du sein ou du mamelon. Ces signaux ne signifient pas toujours un cancer, mais doivent conduire à consulter rapidement un professionnel de santé pour un diagnostic précoce.

En cas de doute, n’attendez pas : un dépistage ou un examen médical peut faire toute la différence.

 

 

  1. Le cancer du sein occasionne des modifications de l'épiderme. Votre peau peut se décolorer, foncer, rougir.
  2. Une rétractation cutanée est un petit creux qui se forme sur la peau.
  3. Une boule dure, non mobile avec des contours irréguliers et qui persiste peut évoquer un cancer du sein.
  4. L'apparition d'un ganglion sous l'aisselle peut être un signe d'alerte.
  5. Lorsque l'arrondi du sein n'est plus le même ou qui change de taille (hors règles) doit alerter.
  6. Un écoulement épais, marron ou sanguinolent avec une sensation de brûlure nécessite une consultation médicale.
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https://www.mesoigner.fr/conseils/639-cancer-du-sein-les-6-premiers-symptomes
<![CDATA[Vos rituels de l’automne]]> Pour un automne en douceur et en pleine vitalité !!!

L’automne s’installe avec ses journées plus fraîches, moins de lumière et parfois une petite baisse de tonus. C’est le moment idéal pour adopter les bons rituels santé qui vous aideront à passer cette saison en toute sérénité.

 

Nos conseils bien-être & santé pour bien vivre l’automne :

  1. Apprendre à récupérer

Après une journée active ou un effort, accordez-vous un moment de détente pour apaiser vos muscles et favoriser le bien-être.

Astuce : l’utilisation d’une huile de massage à l’arnica peut soulager les tensions musculaires et favoriser la récupération.

  1. Entretenir énergie et défenses naturelles

La fatigue saisonnière est fréquente à l’automne. Privilégiez une alimentation équilibrée, riche en vitamines et minéraux, pour soutenir votre vitalité et renforcer vos défenses. Un complément alimentaire à base de plusieurs vitamines : A, C, B2, B3, B9 …ainsi que de minéraux, peut vous aider à renforcer vos défenses immunitaires et à rester en forme.

  1. Préserver vos articulations

Bouger chaque jour, même de façon modérée, aide à garder souplesse et confort articulaire. Prendre soin de sa mobilité est essentiel pour rester actif et en forme.

En soutien, un complément alimentaire à base d’Harpagophytum peut vous aider à maintenir votre santé articulaire et une bonne mobilité.

  1. Soigner son sommeil et son rythme de vie

Les jours plus courts peuvent perturber nos habitudes. Essayez de conserver des horaires réguliers, de limiter les écrans le soir et de favoriser un sommeil réparateur pour rester en pleine forme.

 

En appliquant ces rituels simples, vous traverserez l’automne avec plus de force, d’équilibre et de sérénité.

Votre pharmacien est toujours là pour vous accompagner au quotidien. Demandez-lui conseil.

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https://www.mesoigner.fr/conseils/779-vos-rituels-de-lautomne
<![CDATA[Comment savoir si j'ai des poux ?]]> Comment savoir si j'ai des poux ?


Les poux sont fréquents, surtout à l’école, et peuvent se détecter rapidement avec un simple contrôle. Découvrez nos 6 étapes simples pour vérifier leur présence et agir à temps. Votre pharmacien peut vous conseiller pour un traitement efficace et sûr.

 

Parfois, notre tête nous gratte mais on ne sait pas d'où ça vient... Comment confirmer la présence de poux dans nos propres cheveux ou sur la tête de nos enfants ? D'abord, pour prouver que l'on est bien infesté, il faut trouver au moins un pou vivant. Voici comment faire : 

  1. Préparez le matériel : un peigne fin spécial poux, une bonne lumière et éventuellement une loupe.
  2. Séparez les cheveux en mèches. Commencez par la nuque et derrière les oreilles, zones les plus touchées.
  3. Cherchez les signes visibles 
    Lentes : petits œufs blancs attachés aux cheveux.
    Poux adultes : petits insectes qui bougent.

  4. Passez le peigne du cuir chevelu jusqu’aux pointes, et essuyez-le sur un coton ou un mouchoir après chaque passage.
  5. Surveillez les symptômes : démangeaisons ou irritations du cuir chevelu, surtout derrière les oreilles et à la nuque.
  6. Si poux ou lentes sont présents, traitez rapidement avec un produit anti-poux adapté. Informez l’entourage et lavez linge et objets en contact avec la tête.

Pour tout doute, votre pharmacien peut vous conseiller sur le traitement le plus adapté.

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https://www.mesoigner.fr/conseils/563-comment-savoir-si-jai-des-poux
<![CDATA[Arthrose : comment prévenir la maladie ?]]> L’arthrose touche près de 10 millions de Français. L'arthrose n'est pas une fatalité. En adoptant les bons réflexes dès aujourd'hui, il est possible de préserver la santé de ses articulations et de retarder l'apparition de cette maladie dégénérative. Découvrez comment prévenir efficacement l'arthrose grâce à des conseils pratiques et scientifiquement prouvés.

 

Qu'est-ce que l'arthrose ?

L'arthrose est une maladie articulaire chronique caractérisée par la dégradation progressive du cartilage qui recouvre les extrémités osseuses. Cette usure du cartilage s'accompagne d'une inflammation de la membrane synoviale et peut affecter l'ensemble de l'articulation.

Contrairement aux idées reçues, l'arthrose ne touche pas uniquement les personnes âgées et peut survenir dès 30 ans.

Cette pathologie rhumatismale évoluant par poussées inflammatoires peut affecter différentes articulations du corps humain.

Arthrose cervicale

L'arthrose cervicale, ou cervicarthrose, touche les vertèbres du cou et représente l'une des formes les plus fréquentes d'arthrose vertébrale. Elle se manifeste par des douleurs cervicales, des raideurs matinales et parfois des maux de tête. Cette forme d'arthrose peut être liée à de mauvaises postures prolongées, notamment le travail sur écran, ou à des traumatismes cervicaux.

Arthrose du genou

La gonarthrose, arthrose du genou, est particulièrement invalidante car elle affecte une articulation portante essentielle à la mobilité. Elle se caractérise par des douleurs lors de la montée et descente d'escaliers, une sensation de blocage articulaire et un gonflement du genou. Le surpoids constitue un facteur de risque majeur pour cette localisation.

Arthrose lombaire

L'arthrose lombaire touche la colonne vertébrale au niveau des vertèbres lombaires. Elle provoque des lombalgies chroniques, une raideur matinale et peut irradier vers les fesses ou les cuisses. Cette forme est souvent aggravée par la sédentarité, le port de charges lourdes et les mauvaises postures.

Arthrose de la hanche

La coxarthrose, arthrose de la hanche, génère des douleurs dans l'aine, la fesse ou la cuisse, particulièrement lors de la marche. Elle peut considérablement limiter l'amplitude des mouvements et nécessiter, dans les cas avancés, une intervention chirurgicale avec pose de prothèse.

Arthrose des doigts

L'arthrose digitale affecte principalement les articulations des doigts, créant des déformations caractéristiques et des difficultés dans les gestes du quotidien. Elle touche plus fréquemment les femmes après la ménopause et peut avoir une composante héréditaire importante.

 

Quelles sont les causes de l'arthrose ?

L'arthrose résulte de multiples facteurs qui interagissent entre eux.

L'âge demeure le principal facteur de risque, le cartilage perdant naturellement ses propriétés élastiques avec le temps. Cependant, d'autres éléments contribuent significativement au développement de la maladie.

Facteurs mécaniques

Les facteurs mécaniques jouent un rôle crucial : surpoids, activités professionnelles sollicitant intensivement certaines articulations, pratique sportive intensive ou traumatismes articulaires. Les déformations congénitales ou acquises des articulations favorisent également l'usure prématurée du cartilage.

Facteurs hormonaux

Les facteurs hormonaux, notamment la baisse d'œstrogènes après la ménopause, expliquent pourquoi les femmes sont plus touchées. L'hérédité influence également la susceptibilité à développer une arthrose, particulièrement pour les formes touchant les mains et les hanches.

Maladies métaboliques

Certaines maladies métaboliques comme le diabète, l'hémochromatose ou la chondrocalcinose peuvent accélérer la dégradation du cartilage.

 L'inflammation chronique, liée au mode de vie occidental, constitue un facteur émergent dans le développement de l'arthrose.

 

Quels sont les symptômes de l'arthrose ?

Douleurs lors des mouvements

L'arthrose se manifeste principalement par la douleur articulaire, principal symptôme de la maladie. Cette douleur survient lors des mouvements et s'atténue au repos, s'aggrave en fin de journée et peut réveiller la nuit dans les formes évoluées.

Raideur articulaire

La raideur articulaire, particulièrement marquée le matin au réveil, constitue le deuxième symptôme majeur. Cette rigidité matinale, appelée "dérouillage", dure généralement moins de 30 minutes, contrairement aux arthrites inflammatoires.

Limitation de l’amplitude articulaire

La limitation de l'amplitude articulaire progresse avec l'évolution de la maladie. Les gestes du quotidien deviennent progressivement plus difficiles : monter les escaliers, ouvrir un bocal, se baisser ou marcher sur de longues distances.

Poussées inflammatoires

Les poussées inflammatoires se caractérisent par un gonflement de l'articulation, une sensation de chaleur locale et une recrudescence douloureuse. Ces épisodes inflammatoires alternent avec des périodes d'accalmie relative.

Déformations articulaires

Les déformations articulaires, visibles dans les formes avancées, résultent de la destruction progressive du cartilage et des remaniements osseux. Elles peuvent considérablement altérer la fonction articulaire et l'aspect esthétique.

 

Comment prévenir l'arthrose ?

La prévention de l'arthrose repose sur une approche globale combinant alimentation équilibrée, activité physique régulière et adoption de bonnes habitudes de vie. Ces mesures préventives, appliquées dès le plus jeune âge, peuvent considérablement retarder l'apparition et ralentir l'évolution de la maladie.

Les 5 pires aliments pour l'arthrose

Certains aliments favorisent l'inflammation et accélèrent la dégradation du cartilage.

  • Les sucres raffinés, présents dans les pâtisseries et sodas, provoquent des pics glycémiques qui stimulent la production de molécules inflammatoires.
  • Les graisses trans, contenues dans les produits industriels transformés, perturbent le métabolisme cellulaire et favorisent l'inflammation chronique. Les charcuteries et viandes rouges, riches en acides gras saturés et en nitrates, contribuent également aux processus inflammatoires.
  • Les aliments ultra-transformés, pauvres en nutriments protecteurs et riches en additifs, appauvrissent l'alimentation et privent l'organisme des éléments nécessaires à la régénération cartilagineuse.
  • Enfin, l'excès de sel favorise la rétention d'eau et peut aggraver l'inflammation articulaire lors des poussées. Il convient de limiter les plats préparés et de privilégier les épices et aromates pour assaisonner.

L'activité physique adaptée contre l'arthrose

  • L'exercice physique régulier constitue l'un des piliers fondamentaux de la prévention de l'arthrose. Contrairement aux idées reçues, l'activité physique adaptée n’use pas les articulations mais les nourrit en stimulant la production de liquide synovial.
  • Les activités d'endurance comme la marche, la natation ou le vélo renforcent les muscles périarticulaires qui stabilisent les articulations. Ces exercices améliorent également la circulation sanguine locale, favorisant l'apport de nutriments au cartilage.
  • Les exercices de renforcement musculaire, pratiqués 2 à 3 fois par semaine, protègent efficacement les articulations en répartissant mieux les contraintes mécaniques. Les étirements quotidiens maintiennent la souplesse articulaire et préviennent les raideurs.

Il est essentiel d'adapter l'intensité et la fréquence des exercices à ses capacités individuelles, en privilégiant la régularité à l'intensité. Un programme progressif, idéalement supervisé par un professionnel, optimise les bénéfices tout en minimisant les risques.

 

Maintenir un poids santé pour protéger ses articulations

Le surpoids constitue l'un des facteurs de risque les plus importants de l'arthrose, particulièrement pour les articulations portantes. Chaque kilogramme supplémentaire multiplie par 4 la pression exercée sur les genoux lors de la marche.

Au-delà de l'aspect mécanique, le tissu adipeux sécrète des substances inflammatoires appelées adipokines qui accélèrent la dégradation du cartilage. Cette inflammation métabolique explique pourquoi l'obésité favorise également l'arthrose des articulations non portantes comme les mains.

Une perte de poids même modeste (5 à 10 % du poids initial) produit des bénéfices significatifs sur les douleurs articulaires et la progression de l'arthrose. Cette réduction pondérale doit s'accompagner d'une préservation de la masse musculaire pour maintenir la stabilité articulaire.

 

Les bonnes habitudes posturales au quotidien

  • L'adoption de postures correctes au quotidien prévient les contraintes anormales sur les articulations et limite l'usure prématurée du cartilage.
  • L'ergonomie du poste de travail revêt une importance capitale pour les personnes sédentaires. L'écran doit se situer à hauteur des yeux, les pieds posés à plat au sol et le dos soutenu par un dossier adapté. Les pauses régulières (5 minutes toutes les heures) permettent de mobiliser les articulations et de lutter contre la rigidité posturale.
  • Pour les activités physiques, l'apprentissage des bons gestes techniques protège efficacement les articulations. Le port de charges doit se faire jambes fléchies, dos droit, en répartissant le poids des deux côtés du corps.
  • Les chaussures jouent un rôle déterminant dans l'équilibre postural. Des chaussures adaptées, avec un bon amorti et un soutien de la voûte plantaire, réduisent les impacts sur l'ensemble de la chaîne articulaire.

 

Compléments alimentaires : alliés dans la prévention de l’arthrose

Certains compléments alimentaires présentent un intérêt scientifiquement documenté dans la prévention et le ralentissement de l'arthrose.

  • La glucosamine et la chondroïtine, composants naturels du cartilage, peuvent contribuer à maintenir l'intégrité cartilagineuse.
  • Les oméga-3, particulièrement l'EPA et le DHA, possèdent des propriétés anti-inflammatoires puissantes qui modulent favorablement l'inflammation articulaire. Une supplémentation régulière peut réduire la production de molécules inflammatoires impliquées dans la destruction cartilagineuse.
  • La vitamine D, souvent déficitaire dans la population générale, joue un rôle crucial dans la santé osseuse et articulaire. Un statut optimal en vitamine D favorise l'absorption du calcium et module l'inflammation.
  • Le curcuma, grâce à son principe actif la curcumine, démontre des effets anti-inflammatoires remarquables. Sa biodisponibilité étant limitée, l'association avec la pipérine du poivre noir optimise son absorption.

 

Gestes et équipements pour préserver ses articulations

L'utilisation d'équipements adaptés au quotidien réduit significativement les contraintes articulaires.

  • Les outils ergonomiques, avec des manches élargis et des systèmes anti-vibration, préservent les articulations des mains et des poignets.
  • Les aides techniques comme les ouvre-bocaux électriques, les tire-bouchons à levier ou les sécateurs ergonomiques facilitent les gestes du quotidien tout en protégeant les petites articulations.
  • Pour les activités sportives, le choix d'équipements de qualité s'avère essentiel. Des chaussures de sport adaptées à la discipline pratiquée, changées régulièrement, amortissent efficacement les impacts et préservent les articulations des membres inférieurs.
  • L'aménagement du domicile peut également contribuer à la prévention : rampes d'escalier solides, tapis antidérapants, éclairage suffisant pour éviter les chutes et traumatismes articulaires.

La prévention de l'arthrose repose donc sur une approche multifactorielle associant hygiène de vie, alimentation équilibrée et gestes préventifs au quotidien. Cette stratégie globale, mise en œuvre dès le plus jeune âge, constitue la meilleure garantie pour préserver durablement la santé de nos articulations et maintenir une qualité de vie optimale.

 

Pour en savoir plus :

https://www.stop-arthrose.org/

https://www.inserm.fr/dossier/arthrose/#:~:text=L'arthrose%20est%20une%20maladie,la%20progression%20de%20la%20maladie.

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https://www.mesoigner.fr/conseils/775-arthrose-comment-prevenir-la-maladie